Chapitre 2 : Se remettre d’une fausse couche

Témoignage – Chapitre 2 : Se remettre d’une fausse couche
Coraline continue se partage d’expérience douloureux mais si important à aborder pour permettre à TOOS et à elle-même de se remettre d’une fausse couche. Après le chapitre 1, elle se livre sur sa thérapie.
Des maux aux mots
Les maux, ils sont parfois physiques souvent psychiques et parfois les deux. Ainsi, la fausse couche ça fait mal physiquement. Votre corps vous rappelle qu’il est fait pour « expulser ». Chez moi c’était des contractions, des maux de têtes, des crampes abdominales, des saignements etc. Mais c’est rien, ça a duré 10 jours tout au plus.
Le mal psychique lui, il reste, il tatoue votre cerveau à l’encre de votre peine, à l’encre du questionnement. Après avoir dépassé la douleur de l’instant, il fallait dépasser la douleur qui s’installait. Alors j’ai crié, j’ai pleuré et puis j’ai demandé au ciel et la terre : « qu’est-ce que j’avais fait ? »
Des mots en questions
Oui, qu’est-ce que j’avais fait ? Pour avoir cette punition. Ainsi, dans mon adolescence j’avais déjà eu ce sentiment, celui de devoir affronter la société avec encore plus de difficulté que les autres ados car j’étais homo. Oui, je me sentais punie. C’était le mot.
J’avais donné ma vie pour les autres. Engagée dans des associations caritatives, sapeur-pompier volontaire, fonctionnaire par amour du service public et de la France, dernièrement conseillère municipale. Et pourtant la vie ne me rendait pas la seule chose que je souhaitais d’elle, un enfant.
Du coupable à la combattante
Je ne savais plus à qui en vouloir, la terre entière, Dieu, moi-même, le destin. Ainsi, je m’en suis voulue, beaucoup, de quoi ? Je ne sais pas. J’en ai voulu à Dieu, lui que j’invoque seulement quand le mal qui me ronge est intense, lui qui m’a appris à aimer les autres. En effet, j’avais le besoin viscérale de trouver un coupable, c’était tellement plus simple de porter des accusations plutôt que de remettre ça dans la balance du destin, de la vie.
C’était donc ça être une femme, se battre pour tout même pour la vie.
Coraline, @2mamanspour.

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