Témoignage – Chapitre 1 : « La fausse couche »

Témoignage – Chapitre 1 : « La fausse couche »
Coraline, qui a commencé à écrire il y a quelques mois pour TOOS au sujet de la PMA, se livre à cœur ouvert dans ce nouveau témoignage. La fausse couche, un sujet si poignant et terrible. Coraline a voulu aborder avec nous pour nous permettre de grandir et passer cette épreuve ensemble.
De la joie de la PMA, à la douleur de la fausse couche
« Quand j’ai accepté de témoigner pour TOOS Parents je ne pensais pas une seule seconde écrire les mots qui vont suivre. Ainsi, il y avait une réelle volonté de vous parler de mon parcours P.M.A, de son accès, de nos choix et puis… J’ai fait une fausse couche et l’extase a disparu. Elle a laissé place à une tristesse dont je voudrais vous parler, parce que je sais que je ne suis pas seule.
Quand vous êtes lesbienne, mariée à une femme et que vous voulez un enfant, le parcours du combattant c’est de l’avoir. En effet, peu importe quelle méthode vous choisissez, c’est toujours compliqué et celui qui vous dit le contraire, vous ment.
Quand j’ai fait cette fausse couche, j’avais une tristesse incommensurable. Elle était normale, mon cœur de femme était brisée. Puis mon caractère a pris le dessus sans savoir ni comment, ni pourquoi. Je n’ai pas voulu prendre de jours d’arrêt de travail. J’ai voulu vivre comme si c’était un pied de nez à ce que la vie me prenait.
Accepter le deuil, un chemin indispensable
Seulement à courir face au vide on fini par tomber, il fallait m’y résoudre, j’étais mélancolique. Mélancolique, d’un avenir que nous avions imaginé, de ce bébé qui n’existerait pas, de mon corps qui ressentait encore les effets des hormones mais en vain …
Ainsi, dans ma tête je n’avais pas le droit de me plaindre, tant de femmes avant moi, tant de femmes après moi vivront ça, malheureusement pour certaines plusieurs fois. J’avais des exemples dans mon entourage de femmes qui avait tant souffert, tant attendu pour tenir leur merveille.
Malgré le refus de m’apitoyer sur mon sort car je ne me sentais pas légitime, je devrais rapidement poser des mots sur des maux. Pour ne pas sombrer, pour faire un deuil, même le plus petit soit-il. »
Coraline, @2mamanspour.

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